Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Discrimination salariale en hausse : preuve qu’un contrôle est nécessaire

L’analyse des inégalités salariales livrée aujourd’hui par l’OFS est préoccupante : la part inexpliquée de la différence salariale a augmenté de deux points, quand bien même les inégalités salariales entre femmes et hommes mesurées au niveau du pays sont stables. En bref, la discrimination salariale des femmes a augmenté. Ce n’est malheureusement pas la révision récente de la Loi sur l’égalité LEG qui mettra un terme à cette évolution négative. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, estime que d’autres mesures sont indispensables pour faire changer la pratique des entreprises. suite

Selon la branche économique, la discrimination salariale varie toujours beaucoup, selon l’analyse détaillée de l’Enquête suisse sur la structure des salaires de 2016 réalisée par l’Office fédéral de la statistique. Proportionnellement, c’est toujours l’hôtellerie-restauration qui détient le triste record de la plus grande part inexplicable des différences salariales : plus de 80% des inégalités ne s’expliquent pas autrement que par le sexe. Le commerce de détail et l’industrie des machines suivent derrière, ces deux secteurs avec des chiffres à la hausse (65,4% et 52,5%). Dans la finance et les assurances, la part discriminatoire est encore de 30,6%, soit moins que la moyenne suisse de 42,9%. En argent sonnant et trébuchant, cette discrimination représente un manque à gagner entre 327 et 1297 francs suisses chaque mois pour les femmes qui travaillent dans ces branches.

Le secteur public s’en sort mieux cette année : la part discriminatoire a reculé, passant de 41,7% à 34,8%. Travail.Suisse estime que les contrôles systématiques de l’égalité salariale qui s’y pratiquent produisent enfin leurs effets.

En 2013 pourtant, les recommandations des experts mandatés par l’Office fédéral de la justice et le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes étaient claires : pour éliminer la discrimination, les entreprises doivent avoir l’obligation de vérifier leurs salaires et ce devoir doit être contrôlé par l’administration. Cette obligation doit s’appliquer à tous les entreprises dès 50 employés. Cette recommandation se justifie encore une fois aujourd’hui : ce sont toujours les PME qui discriminent le plus. « Malheureusement, quand il a révisé la LEG, le Parlement s’est arrêté au milieu du gué en fixant la barre de l’autocontrôle obligatoire des entreprises à 100 personnes employées et en supprimant toute surveillance administrative de ce contrôle. C’était arbitraire et inapproprié. », selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de l’égalité chez Travail.Suisse.

La conclusion s’impose : il ne reste qu’à la société civile, les syndicats en particulier, de mettre eux-mêmes en lumière les pratiques des entreprises « mauvaises élèves ».


Inégalité salariale : les écarts de salaire entre femmes et hommes sont conditionnés par plusieurs facteurs : des facteurs personnels (âge, formation, ancienneté), des facteurs liés au poste de travail (position professionnelle, niveau de qualification, domaine d’activité) et des facteurs liés aux entreprises (taille de l’entreprise, branche économique, région).

Discrimination salariale : après avoir écarté les facteurs d’explication objectifs par une analyse de régression (modèle d’Oaxaca), les écarts de salaire entre femmes et hommes qui subsistent sont inexplicables et considérés par les experts comme de la discrimination salariale.


Pour plus de détails :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l’égalité, 079 598 06 37

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31 janvier 2019, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Sans mesures d’accompagnement pour le personnel de l’économie électrique, pas d’ouverture complète du marché de l’électricité !

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, n’est pas à priori contre une ouverture complète du marché de l’électricité mais rejette la révision de la Loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEI) car elle ne prévoit pas de mesures d’accompagnement pour le personnel de l’économie électrique. L’entrée en vigueur d’un accord sur l’électricité avec l’Union européenne (UE) doit aussi être une condition. suite

Le projet de révision de la LApEI – dont la consultation se termine à la fin de ce mois – ne répond pas aux conditions exprimées par Travail.Suisse. Avec l’ouverture complète du marché, la concurrence se renforcera et pèsera sur les marges des entreprises d’approvisionnement en électricité (EAE). Or, les EAE sont détenues à près de 90 pourcent par les pouvoirs publics et les conditions salariales et de travail du personnel sont plutôt bonnes. « Il n’est donc pas question d’accepter une péjoration des conditions de travail et le meilleur moyen de les maintenir en cas de libéralisation complète est de renforcer le partenariat social. Il faut alors fixer dans la loi le principe d’une convention collective de branche pour l’économie électrique », indique Denis Torche, responsable du dossier politique énergétique à Travail.Suisse.

La nouvelle LApEI doit aussi contenir un article encourageant la formation et la formation continue du personnel car une libéralisation complète du marché va accélérer les réorientations et reconversions professionnelles, avec la nécessité de développer les emplois dans les services énergétiques et liés à la transformation des réseaux (réseaux intelligents). C’est dans l’intérêt de l’économie électrique si elle veut disposer de suffisamment de personnel qualifié. Travail.Suisse est d’accord avec des gains d’efficacité et plus de transparence dans le réseau ; mais la mise en place d’une éventuelle régulation incitative ne peut se faire qu’en maintenant de bonnes conditions de travail et salariales.

Le marché actuel de l’électricité fonctionne bien et la sécurité de l’approvisionnement est garantie. L’ouverture complète du marché n’est donc judicieuse que si entre en vigueur un accord sur l’électricité avec l’UE permettant de garantir un accès complet et sûr au marché européen pour l’économie électrique. Mais cet accord devra être rendu public pour pouvoir se prononcer pour de bon.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national, 079 287 04 93
Denis Torche, responsable du dossier de politique énergétique, 031 3790 21 11 ou 079 846 35 19

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29 janvier 2019, Denis Torche, Responsable politique énergétique Drucker-icon

L’association « Le congé paternité maintenant! » félicite le canton de Neuchâtel

L’association « Le congé paternité maintenant! » se réjouit que le canton de Neuchâtel offre bien-tôt quatre semaines de congé paternité à ses propres employés. Neuchâtel est ainsi le premier canton qui satisfait à ce que demande l’initiative populaire pour un congé paternité raisonnable. suite

Le parlement cantonal neuchâtelois a décidé cette semaine d’augmenter le congé paternité qu’il ac-corde à ses employés de cinq à vingt jours. Les promoteurs de l’initiative populaire pour un congé paternité raisonnable se réjouissent que le canton de Neuchâtel devienne le premier canton de Suisse à offrir ce que le texte déposé demande. Les employeurs publics ont un rôle de modèle à remplir. C’est ce qu’ont reconnu plusieurs villes, lesquelles offrent aussi à leurs employés 20 jours ou plus de congé paternité (Genève, Berne, Lucerne, Neuchâtel, Lausanne, Bienne, Bellinzone).

Pour plus d’informations:
Adrian Wüthrich, Président de l’association « Le congé paternité maintenant! », tél. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, Directeur de l’association « Le congé paternité maintenant! », tél. 078 625 72 73

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24 janvier 2019, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Le travail à temps partiel a le vent en poupe mais les discriminations demeurent

L’Office fédéral de la statistique a publié aujourd’hui les nouveaux chiffres relatifs à l’évolution du travail à temps partiel. Ces dernières années, il s’est beaucoup développé. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, demande que l’on intervienne sur le plan politique pour lutter contre les discriminations à l’égard des travailleuses et travailleurs à temps partiel et que l’on mette sur un pied d’égalité le travail à temps partiel avec le travail à temps plein. suite

1.7 millions de travailleuses et travailleurs travaillent en Suisse à temps partiel. Cela correspond à un pourcentage de 36.8 pourcent, en croissance de 8.4 pourcent au cours des vingt dernières années. Même si l’on remarque un certain alignement des sexes, le pourcentage des femmes qui travaillent à temps partiel est toujours plus de trois fois plus élevé que celui des hommes (59% contre 17.6%). La différence entre les sexes est particulièrement marquée dans les ménages où vivent de jeunes enfants. « Cela montre que ce sont toujours les femmes qui accomplissent la plus grande partie du travail familial », indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. Le travail à temps partiel va continuer à augmenter avec la poursuite de la transformation en une société de services et du développement de la numérisation. « Il devient urgent que le monde politique reconnaisse la réalité du travail à temps partiel sur le marché du travail et fasse cesser les discriminations qu’encourent les personnes travaillant à temps partiel. » ajoute Gabriel Fischer. Cette discrimination a lieu en particulier dans les domaines suivants selon Travail.Suisse :

• Les seuils d’entrée et la déduction de coordination dans les assurances sociales empêchent un développement des rentes égal en droits dans le 2ème pilier.
• Pour le travail supplémentaire, le travail donnant droit à un supplément pour les personnes travaillant à temps partiel commence à partir du même nombre d’heures de travail hebdomadaires qui s’applique aux travailleurs et travailleuses à temps plein.
• Les chances de carrière, les augmentations de salaire et le soutien à la formation continue sont limitées pour les personnes travaillant à temps partiel.
• En raison des problèmes existant pour concilier la vie professionnelle et familiale et d’un accueil extra-familial trop cher, il y a proportionnellement trop de travail à temps partiel chez les femmes.

Pour d’autres informations :
Gabriel Fischer, responsable du dossier politique économique, Tél. 031 370 21 11 ou 076 412 30 53

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17 janvier 2019, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Les travailleurs plus âgés profitent trop peu de la reprise sur le marché du travail

La Direction du travail du Seco a décrit aujourd’hui, lors de son traditionnel point de presse du début de l’année, une situation positive sur le marché du travail. La reprise économique s’est aussi répercutée l’an passé sur le marché du travail comme le reflète la diminution des chiffres du chômage. Dans le même temps, on a pu constater la bonne entrée en matière de l’obligation d’annoncer les postes vacants. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit de cette évolution positive sur le marché du travail mais constate en même temps que ce sont justement les travailleurs plus âgés qui profitent encore trop peu de la reprise. suite

En 2018, 120’000 personnes environ étaient touchées par le chômage, ce sont environ 25’000 personnes de moins qu’en 2017. C’est le niveau le plus bas atteint depuis l’éclatement de la crise financière de 2008. « Il est réjouissant que la reprise économique de ces dernières années se remarque enfin aussi sur le marché du travail », indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. « En même temps, les chiffres du chômage montrent aussi clairement que ce sont justement les travailleurs plus âgés qui profitent bien moins que la moyenne de la reprise économique », ajoute Gabriel Fischer. Pendant que le taux de chômage général a reculé de 0.6 pourcent, celui des chômeurs de plus de 50 ans n’a reculé que de moitié moins avec 0.3 pourcent. Cela correspond au tableau de ces dernières années qui a vu un pourcentage bien plus élevé de chômeurs âgés parmi les chômeurs de longue durée et, partant, un net accroissement des fins de droit et une augmentation du taux d’aide sociale de ce groupe visible depuis 2010.

Obligation d’annoncer les postes vacants : bon début mais incertitude des effets

Le Seco a aussi informé aujourd’hui sur la bon début de l’obligation d’annoncer les postes vacants. Il l’atteste par le fort accroissement des annonces de postes vacants dans les offices publics de l’emploi. Mais pour Travail.Suisse, ce qui importe surtout c’est de voir quel est l’effet de cette obligation d’annoncer les postes vacants. Il faut que les employeurs ne se bornent pas à annoncer aux offices régionaux de placement leurs offres d’emploi mais recrutent aussi des personnes au chômage. Travail.Suisse reste convaincu que l’obligation d’annoncer les postes vacants représente un bon instrument pour renforcer les offices de placement publics qui augmente les chances de groupes jusqu’ici discriminés sur le marché du travail. Au cours de cette année, il sera cependant nécessaire d’analyser plus en profondeur les effets de l’obligation d’annoncer les postes vacants et d’examiner aussi d’autres mesures pour améliorer la situation des travailleurs âgés.

Pour plus d’informations:
Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique, tél.. 031 370 21 11 ou 076 412 30 53

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08 janvier 2019, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon