Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Perspective de la session d’hiver 2018

Plusieurs propositions seront débattues au Parlement durant la session d’hiver lesquelles revêtent une importance centrale pour les travailleurs et les travailleuses. Nous vous présentons volontiers la position de Travail.Suisse sur certains thèmes choisis.

En tant qu’organisation faitière indépendante des travailleurs et des travailleuses, Travail.Suisse s’engage dans la politique et en tant que partenaire social au niveau national pour que le travail ait de l’avenir. Vous en saurez plus sur notre document de congrès « Pour un travail ayant de l’avenir » sous www.travailsuisse.ch.

Nous vous souhaitons une bonne session et restons en tout temps à votre disposition pour répondre à vos questions (Secrétariat : 031 370 21 11).

Pour la Perspective de la session:

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Perspective de la session d-hiver 2018.pdf 580 KB

21 novembre 2018, Adrian Wüthrich, Président et Linda Rosenkranz, Responsable de la communication Drucker-icon

Proches aidants – Trois fois oui, mais des lacunes à combler

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se positionne en faveur du projet législatif pour venir en aide aux proches aidants. Les mesures concrètes pour venir en aide aux proches aidants qui travaillent proposées par le Conseil fédéral sont nécessaires et attendues. Mais le projet est lacunaire et doit maintenant être complété par d’autres mesures. suite

» pour la consultation

Le vieillissement de la population en Suisse et la pénurie de main d’œuvre qualifiée expliquent pourquoi il est nécessaire que la Confédération prenne des mesures favorisant la conciliation entre l’activité professionnelle et les tâches de proche aidant. « Actuellement, les travailleurs et travailleuses concernés ont de grandes difficultés à pouvoir concilier toutes leurs obligations et ils mettent ainsi en danger leur propre santé et leur propre avenir » souligne Valérie Borioli Sandoz, responsable de la politique de l’égalité.

Travail.Suisse soutient la position de la Communauté nationale d’intérêts en faveur des proches aidants qu’elle a contribué à créer cette année aux côtés de la Croix-Rouge Suisse, la Ligue suisse contre le cancer, Pro Infirmis et Pro Senectute. Le congé de courte durée de trois jours est trop court dans certaines situations (par exemple pour les familles monoparentales ou quand on aide à un-e proche qui entre en institution) et le congé de longue durée doit aussi être accordé lorsque d’autres proches en situation de dépendance vivent une situation difficile (en cas de maladie grave, en fin de vie, etc.).
Travail.Suisse a par contre enrichi sa prise de position des besoins spécifiques aux travailleurs et aux travailleuses qui assument des tâches dites « de care »:

• Pour le congé de longue durée, Travail.Suisse estime qu’il est trop court et doit être étendu à 24 semaines, à l’instar de la CI-Proches aidants. Toutefois, la faîtière propose que la durée soit modulée selon l’âge des enfants, le maximum étant réservé aux enfants jusqu’à six ans.
• Les bonifications pour tâches d’assistance et pour tâches éducatives doivent pouvoir être cumulées dans l’AVS car la double charge concerne la génération « sandwich » des femmes actives (entre 40 et 60 ans) qui s’occupent encore d’enfants dans leur propre ménage et prennent déjà soin de leurs parents ou beaux-parents. Le revenu fictif enregistré sur leur compte AVS ne les rendra pas riches, mais leur évitera une lacune de prévoyance dans le premier pilier.
• La question des lacunes dans la prévoyance professionnelle des personnes qui réduisent leur charge de travail, ou qui cessent totalement de travailler afin de venir en aide à leurs proches doit trouver une solution. La Confédération devrait prendre en charge au minimum la part de l’employeur à la prévoyance professionnelle pour le temps de travail rémunéré réduit à la faveur d’activités de care.
• Enfin, les obligations de proches aidants doivent donner droit à une extension du délai-cadre dans la LACI aux travailleurs et de travailleuses en recherche d’emploi et inscrits auprès d’un Office régional de placement, sur le modèle de ce qui se pratique en cas de formation.

A l’avenir, Travail.Suisse continuera de s’engager en faveur des personnes actives impliquées dans le soutien et l’accompagnement de proches en situation de dépendance, que ce soit leurs enfants ou leurs proches.

16 novembre 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

L’initiative pour l’autodétermination nuit aux travailleurs – Il faut clairement voter Non le 25 novembre!

L’initiative pour l’autodétermination attaque les droits démocratiques de l’ensemble de la population suisse mais également ceux des travailleurs. Travail.Suisse, l’organisation faitière indépendante des travailleurs et travailleuses, dit clairement Non à cette initiative dangeureuse. Dans un bref argumentaire, Travail.Suisse présente des exemples concrets où le droit international protège les travailleurs.

» vers l’argumentaire suite

Le droit international protège les travailleurs en Suisse. Leurs droits sont compris, entre autres, dans la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), les Conventions ratifiées de l’Organisation internationale du travail (OIT) et d’autres traités. Parmi ces droits importants pour les syndicats figurent par exemple, le droit d’association, le droit d’accès et d’information sur le lieu de travail, l’égalité homme-femme, la protection de la maternité et les 14 semaines de congé maternité, le droit à la vie privée et familiale. L’accès à un Tribunal international assure le contrôle et le respect de ces droits. Afin de les garantir, il est nécessaire de voter Non à l’initiative pour l’autodétermination.

Le droit international protège concrètement les travailleurs

Le cas de Howald Moor – l’une des victimes décédées de l’amiante – montre la manière dont la Cour européenne des droits de l’homme (CrEDH) protège directement les travailleurs : suite au rejet en raison du délai de prescription de la plainte déposée par sa famille auprès du Tribunal fédéral (TF), la CrEDH a remis en cause l’argumentation du TF. Les travailleurs qui se trouvent dans une situation analogue peuvent désormais se référer à ce jugement. Afin de ne pas compromettre cette possibilité, un Non clair est nécessaire contre l’initiative dite d’autodétermination.

Finalement, il sied de rappeler que la force économique de la Suisse dépend également de ses accords internationaux. En font partie les accords bilatéraux qui permettent des relations économiques stables et prosères avec l’Union européenne. L’initiative porte donc également atteinte à l’économie suisse et par conséquent aux travailleurs.

Pour plus d‘informations:
Adrian Wüthrich, Président et Conseiller national, mobile 079 287 04 93
Hélène Agbémégnah, responsable politique migration et questions juridiques, mobile 078 760 93 73

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2018 11 08 NEIN-zur-Selbstbestimmungsinitiative f.docx 46 KB

Argumentaire Non-a-l-initiative-pour-l-autodetermination.pdf 354 KB

08 novembre 2018, Adrian Wüthrich, Président et Hélène Agbémégnah, Responsable politique de migration et questions juridiques Drucker-icon

Taux d’intérêt minimal LPP: une décision pour la stabilité

Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de laisser le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle à 1 pourcent pour l’an prochain. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses juge cette décision compréhensible. Il y aurait eu toutefois de bonnes raisons pour une augmentation. Il s’agit là d’une décision pour la stabilité. suite

Le taux d’intérêt minimal a une grande importance pour les travailleurs et travailleuses. Il donne aux assurés une certaine sécurité car, en plus des cotisations des travailleurs et des employeurs, le dénommé troisième contributeur fournit une contribution pour l’épargne vieillesse. Les sociétés d’assurance privées tournées vers le profit créditent pour leurs assurés seulement le strict minimum justement. D’autres institutions de prévoyance accordent davantage aux assurés quand les résultats le permettent.

Sur le fond, Travail.Suisse salue la nouvelle formule comme indicateur pour déterminer le taux d’intérêt minimal. Il représente un peu mieux la démarche de placement des institutions de prévoyance. Mais il faut aussi prendre en considération les autres conditions-cadres pour la décision. Elles sont désormais un peu plus encourageantes. Ainsi, la situation financière des institutions de prévoyance a continué à s’améliorer l’an passé grâce à de bons rendements. Cela devrait plaider en faveur d’une hausse du taux d’intérêt minimal. Mais au vu des rendements modestes au cours de l’année et de plus fortes variations, la décision du Conseil fédéral pour la stabilité du taux d’intérêt minimal LPP est compréhensible.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, 079 777 24 69
Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse et Conseiller national, 079 287 04 93

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2018 11 07 Mindestzins-Entscheid-Bundesrat f.docx 39 KB

07 novembre 2018, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale et Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

L’association « Le congé paternité maintenant ! » tient à quatre semaines

Ces prochains jours, la commission sociale du Conseil des Etats (CSSS-E) va mettre en consultation le contre-projet indirect à l’initiative sur le congé paternité. L’association « Le congé paternité maintenant ! » soutient l’ancrage du congé paternité comme proposé dans la loi. Mais la durée de ce congé doit être de quatre semaines car il s’agit là déjà d’un compromis. L’association va donner une réponse dans ce sens à la consultation. suite

Au printemps 2016, on sentait bien que les près de 30 interventions faites pour un congé paternité ne donneraient rien au Parlement. Une large alliance de la société civile, sous la conduite de Travail.Suisse, Alliance F, männer.ch et Pro Familia Suisse, s’est alors constituée pour lancer une initiative populaire. 4 semaines de congé paternité représentaient déjà alors pour les différents acteurs de l’initiative un compromis. C’est pourquoi, pour l’association « Le congé paternité maintenant ! » la réponse au contre-projet indirect de la CSSS-E ne peut être que la suivante : oui sur le principe mais seulement avec 4 semaines de congé paternité.

Judicieux et raisonnable sur le plan économique et de l’organisation

Quatre semaines de congé paternité – flexible et pouvant être pris sous forme de jours individuels au cours de la première année de l’enfant – est judicieux sur tous les plans : la famille peut bénéficier de ces jours comme cela lui convient le mieux, grâce à la flexibilité. En même temps, il est possible de planifier avec le ou les supérieurs hiérarchiques les absences prévues. Quatre semaines de congé paternité payé coûte au maximum 420 millions de francs par année, ce qui fait pour l’employeur et le travailleur chacun 0.055 pourcent de salaire. En prenant en considération un salaire mensuel de 6500 francs, cela représente pour chacun d’entre eux 3.60 francs – moins qu’une tasse de café.

Il est temps que les choses bougent dans la politique de la famille en Suisse. Quatre semaines de congé paternité sont un compromis raisonnable, bien helvétique.

  • La réponse de l’association « Le congé paternité maintenant ! » sera publiée en ligne dès le début du mois de décembre sous www.conge-paternite.ch.


Pour plus d‘informations:
• Adrian Wüthrich, Président de l‘association „ Le congé paternité maintenant !“ et Président de
Travail.Suisse, Mobile: 079 287 04 93
• Maya Graf, Vice-présidente de l’association „Le congé paternité maintenant !“ et co-Présidente d’alliance F, Mobile: 079 778 85 71
• Markus Gygli, Vice-président de l’association „Le congé paternité maintenant !“ et Président de männer.ch, Mobile: 079 757 79 91
• Philippe Gnägi, Vice-président de l’association „Le congé paternité maintenant !“ et Directeur de Pro Familia Suisse, Mobile: 079 476 29 47

Le congé paternité est …
… nécessaire: La naissance d’un enfant est une étape importante. Pour un bon départ, on a besoin de pères présents. De tous, et pas seulement ceux qui peuvent se permettre des vacances non payées ou travailler pour une entreprise généreuse.
… adapté à notre temps: Les pères veulent prendre leur responsabilité dès le début. Une condition préalable à la conciliation de la vie professionnelle et familiale est que le temps nécessaire soit disponible.
… finançable : Un congé de paternité de 20 jours ne coûte pas plus qu’’une tasse de café par mois sur la fiche de paie. L’assurance perte de gain est en bonne situation financière et les perspectives sont bonnes. Le congé de paternité – un grand pas pour les pères, un petit pas pour le système de sécurité sociale
www.conge-paternite.ch / www.facebook.com/congepaternite

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2018 11 06 MM Vaterschaftsurlaub-SGK-S f.docx 54 KB

07 novembre 2018, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon